Né en 1983, Tomek Jarolim vit et travaille à Paris. Depuis ses apprentissages en écoles d’art (ESA Aix-en-Provence, SAIC Chicago, ENSAD Paris) jusqu’aux expériences professionnelles et collectives du studio Orbe où il est actuellement directeur artistique et designer d’interaction, ses projets s’articulent autour d’une création numérique minimaliste, du Creative Coding et de l’immersion.

En s’appropriant des dispositifs numériques pour ordinateurs, tablettes, smartphones, projections, lumières interactives ou liseuses, il a développé sa pratique autour des capacités de la machine à générer des formes qui invitent à éprouver une expérience sensible. Ses collaborations en France et à l’étranger lui ont permis de s’impliquer toujours davantage pour questionner l’écran et ses pixels à l’aide du développement informatique — que celui-ci soit bricolé ou maîtrisé.

Depuis 2021, il est également enseignant en design d’interaction à l’Esac — École supérieure d’Art et de Communication de Cambrai. Il invite les étudiants à questionner l’édition et la publication (tirages d’art, books, livres d’artiste) pour des formes éphémères (installations immersives et lumières), à travers des processus traditionnels (suite Adobe et impression) ou multi-support (web to print, web app, application, site internet).

Translations

Translations est une série de promenades chromatiques qui prennent naissance sur écran. Du pôle Nord au pôle Sud, ces balades traversent le globe pour glaner les couleurs prélevées aux intersections des méridiens et des parallèles majeurs sur Google Earth. Se développe alors une nouvelle cartographie entre pixels et positions GPS, entre un sol digitalisé et une mer absente, dont la représentation n’est faite que par une couleur factice.

Cette série se présente comme le déplacement de teintes réelles — et pourtant si fausses — du monde qui nous entoure. Depuis leurs satellites lointains, ces images sont une réinterprétation algorithmique de données colorimétriques vers un référentiel d’impression sensible, monochromatique et vibrant. La ligne en devient le motif, définissant un territoire tramé et géométrique, ouvrant le champ à de nouveaux continents, de nouveaux territoires.

Envisagé comme une abstraction, le globe terrestre devient une réduction invitant au voyage, un quadrillage aux couleurs imaginaires qui tente de déplacer le regard posé sur le paysage entre le noir de l’écran et le blanc du papier.

Résidence d’artiste Tomek Jarolim
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